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Edito Victoire-Constance d’Epannes C'était fin janvier 2005 dernier... Paris illustrait la promesse de la France "de ne jamais oublier" la tragédie de la déportation et les heures les plus redoutables de son histoire. Jacques Chirac ce jour là confirmait que "l'antisémitisme n'a pas sa place en France"en inaugurant le Mémorial de la Shoah à Paris, dans le quartier du Marais, au 17 r Geoffroy l'Asnier. Comment oublier... J'ai voulu cette humble partie afin de poser les microscopiques empreintes de ma propre pensée près de l’étoile jaune à cinq branche, celle de David, roi et poète. Sur un site dédié à la chronique biographique me semblait nécessaire de préserver un espace, fut-il très modeste, pour les très grands événements ayant meurtri l’Histoire des Hommes...(Suite à droite) Au pied de chaque arbre, le nom d'un "Juste"... Selon les critères du Comité français de Yad Vashem qui statue officiellement sur les dossiers des Justes, une partie importante des survivants devraient la vie à ces hommes, à ces femmes, qui refusèrent de se plier pendant la Seconde Guerre mondiale. Ceux-là qui aidèrent des Juifs en péril au péril de leur propre vie, sans recherche d'avantages d'ordre matériel ou autres bénéfices. Ces "Justes parmi les nations" sont honorés à Yad Vashem, à Jérusalem. Le titre est décerné sur la foi de témoignages des personnes sauvées ou de témoins oculaires et documents fiables. Survivants dont il faut rappeler que seuls 2.566 étaient comptabilisés à la Libération en 1945, 3% environ sont donc rentrés des camps sur les 75 721 déportés recensés par Serge Klarsfeld en tant que Juifs dans Le Mémorial de la Déportation |
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...Comment effacer que du 27 mars 1942 au 17 août 1944, 76 000 juifs français de tous âges seront déportés vers Auschwitz, Maidanek, Sobibor, Kaunas, Buchenwald... A la fin de cet été 1944, deux mois après que le général de Gaulle ait descendu les Champs-Élysées en liesse je voyais le jour. Comme bon nombre de mes compatriotes, comme beaucoup d’entre eux , d’entre elles, j'allais connaître les enseignements des barricades de Mai 68, les remous de Woodstock, de l’adoption du projet de loi sur l'IVG. Je vivrais à la télévision encore en noir et blanc les premiers pas sur la Lune, ceux de la victoire de François Mitterrand pendant les élections présidentielles. Je verrais la condamnation à la détention perpétuelle de Klaus Barbie à Lyon pour crime contre l'Humanité et sur mon écran en couleur une vague de vingt mètres de haut engloutir les enfants d'Indonésie... Comment oublier la place de l'enfant... Comment ne pas penser au mille enfants qui ne purent rien savoir de tout cela et ne revinrent jamais de l'enfer. Dans une Europe considérée alors comme civilisée, et c'est ce qui en fait une si douloureuse singularité également, ce fut avec ses complices européens que l’Allemagne nazie procédera au génocide juif. Parce qu'elle fut réfléchie, programmée, organisée comme un inexorable mouvement d'horlogie et exploitée industriellement pour la destruction absolue, rien, sur cette terre ne fut comparable en nombre et en monstruosité à cette extermination à grande échelle de la population juive européenne. Le peuple tzigane ne fut pas épargné loin de là, pas plus que les noirs et que les homosexuels non-plus. Pour ne rien soustraire de notre mémoire, ce chapitre qui suit, restera réservé à la celle de la Shoah... |
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Parmi les sujets du chapitre, dans l'ordre du défilement de la page on trouvera : -"Le sentiment de notre existence..." - "C'était dans un soir glacé d'hiver, un 27 janvier, en Pologne"... - "Au pied de chaque arbre, le nom d'un "Juste..." - Ce qu'écrivait le Nouvel Observateur le 27 janvier... -- Libération faisait paraître ceci pour commenter ... - Quelques définitions des principaux termes liés aux camps nazis... - La Résistance Juive dans les Camps... - Bibliographie : à lire à voir, les références du Nouvel Observateur et une bibliographie de base. Les classiques, les nouveautés, ouvrages généraux, livres et brochures, témoignages et Romans. - Le Mémorial de la Shoah à Paris, l’outil de la mémoire pour le temps présent ... - Serge Klasrfeld et l'Association "les Fils et Filles des Déportés juifs de France".. - Le Comité français de Yad Vashem. Yad Vashem est le Mémorial central de la Shoah pour le peuple juif et le dépôt le plus complet de documents et d’expositions sur la destruction des Juifs européens... - Anne Franck, la Fondation et le Journal d'Anne Franck... - Paroles d'étoiles, l 'album des enfants cachés 1939 1945. Témoigner, réagir, se repérer, se souvenir... - Fondation pour la Mémoire de la Déportation. Concerne la Mémoire de la Déportation, les lieux et défense de la mémoire, les Musées, les centres d'études, ou indications de liens sur la Résistance, les Droits de l'Homme, les médias ou les pouvoirs publics... - Souviens-toi. Mémoire des déportés, de la déportation et des camps de concentration des déportés politiques, des prisons françaises aux camps de concentration. - Cercle d''Etude de la Déportation et de la Shoah organisé par l'Amicale des Déportés d'Auschwitz et des camps de Haute Silésie à Auschwitz, Maïdanek et Varsovie... - Conservatoire Historique du Camp de Drancy. Le site officiel du camps... Dans le cadre des émissions du site de France Culture.com : - FORGOTTEN CAMPS. L'histoire des principaux camps d'extermination et de concentration, mais aussi à des camps auxiliaires, moins connus, en Autriche, Belgique, France, Allemagne, Hollande et Pologne... - CAMP.ONLINE.FR. Le fonctionnement des camps, une carte pour les localiser, une chronologie, un lexique et des références... - CENTRE RÉGIONAL RÉSISTANCE ET LIBERTÉ. Explore la période 1933-1946 avec une vocation pédagogique et culturelle, notamment en direction des jeunes... - LA LIBÉRATION DES CAMPS SUR LE SITE DU CNDP. Contient en particulier des fiches pédagogiques destinées aux enseignants et le témoignage, à lire ou à écouter... - THÈSE DE DENIS PESCHANSKI. La 7e et dernière partie est consacrée à la libération des camps français et à l'épuration qui l'a suivie... - ENCYCLOPÉDIE DE L'HOLOCAUSTE du USHMM (US Holocaust Memorial Museum), ce dossier sur la libération des camps de concentration aborde plus particulièrement les cas de Majdanek, Auschwitz, Buchenwald, Dora-Mittelbau, Mauthausen et Bergen-Belsen. - L'ALLEMAGNE NAZIE ET LA SECONDE GUERRE MONDIALE. Travail de l' Holocaust Memorial Museum à nouveau. A visiter aussi, les pages sur les marches de la mort et sur le retour des survivants des camps... - THE HOLOCAUST CHRONICLE. A voir sur ce site, dans la rubrique "Special Features", les photographies du camp de Dachau, prises par Phil Drell, photographe officiel de l'armée américaine ... - A TEACHER'S GUIDE TO THE HOLOCAUST. Dans la rubrique "People", des témoignages de libérateurs et de survivants, et dans le chapitre "Arts", des ressources sur l'art, la musique et la littérature dans les camps... - HOLOCAUST MEMORIAL CENTER. Sur le site on peut lire des résumés de ces témoignages, dans la rubrique "Oral History"... - MUSEM OF TOLERANCE (SIMON WIESENTHAL CENTER)organisation juive de défense des droits de l'homme qui préserve la mémoire de l'Holocauste. Une émanation du Centre, le Musée de la Tolérance a une vocation pédagogique de lutte contre le racisme et les discriminations... - REMEMBER.ORG. Rassemble textes, photographies, témoignages, en particulier de rescapés et de libérateurs des camps... - HOLOCAUST MEMORIAL DAY. Le thème de l'année 2005 "Survivors, Liberation and Rebuilding Lives", est présenté par un article de l'historien David Cesarani, de l'université de Londres... - ANTI-REV.OR. Regroupe divers textes intégraux et ressources Internet sur le génocide nazi et sur sa négation : articles, essais, poèmes, bibliographie et liens... - TÉMOIGNAGES DE VÉTÉRANS. Dossier sur le choc créé par la libération des camps réalisé par des élèves pour le Concours National de la Résistance et de la Déportation... - CONTRE L'OUBLI. Le témoignage de Gérard Avran, rescapé des camps après avoir survécu à Drancy, Auschwitz, Buchenwald... - CONFÉRENCE DE L'HISTORIEN FRANÇOIS COCHET. Conférence-débat sur le retour des déportés : "Silences, prise de parole et témoignage. Les historiens et la mémoire des déportés (1945-2000)". Très intéressante analyse des causes du silence des déportés à leur retour des camps de concentration... - PERSONAL STORIES. Témoignages de rescapés des marches de la mort et des camps... - VOICES FROM RAVENSBRÜCK. Un ensemble de témoignages regroupés sous ce titre "Voices from Ravensbrück"... - LE SITE PERSONNEL DE JOHN MOONEY. Témoignages de militaires américains de la 71e Division d'infanterie ayant libéré le camp de Gunskirchen...- - LE SITE PERSONNEL DE RAYMOND KITCHELL. Témoignage de deux libérateurs, dont celui d'Eric Leiserofef, un juif allemand né à Dresde en 1925 - ASSOC. DES VÉTÉRANS DE LA 104E DIVISION D'INFANTERIE. Vétérans ayant pris en charge les survivants du camp. - LE SITE PERSONNEL DE MARY GALIONE-NAHAS. Il est celui qui, le premier, a découvert le camp de Dora... - VÉTÉRANS DE LA 12E DIVISION BLINDÉE. Fin avril 1945, la 12e Division blindée atteint Landsberg, près de Munich... - VÉTÉRANS LIBÉRATEURS AMÉRICAINS. Ils ont vécu la libération des camps de Buchenwald, Dachau, Mauthausen, Nordhausen et Ohrdruf. - LE MUSÉE D'AUSCHWITZ-BIRKENAU - LE MÉMORIAL DE BUCHENWALD - LE MÉMORIAL DE DACHAU - LE MÉMORIAL DE DORA-MITTELBAU - LE MÉMORIAL DE MAUTHAUSEN - LE CAMP DE NATZWEILER-STRUTHOF - LE MÉMORIAL DE RAVENSBRÜCK - LE MUSÉE MÉMORIAL DE SACHSENHAUSEN - Autres informations et témoignages : depuis le début janvier France-Culture.com a mis en ligne une série remarquable d'émissions diffusées à l'occasion des Commémorations... Appel à la mémoire, les revenantes etc...à conserver. ... |
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Quelques définitions des principaux termes liés aux camps nazis : Antisémitisme : Haine dirigée vers les Juifs.
Camps de concentration : Lieux où sont détenus des personnes faisant l'objet d'une ségrégation. Les premiers camps de concentration furent conçus par les Britanniques lors de la guerre des Boers, en Afrique du Sud (1899-1902).
Camps d'extermination : Camps conçus par les nazis où furent exterminer des personnes issues de groupes religieux ou ethniques (Juifs, Tziganes), politiques et sociaux.
Camp d'internement : Camps situés dans les pays sous contrôle allemand où étaient regroupés les personnes avant d'être déportées.
Chambre à gaz : Invention nazie destinée à tuer grâce à des gaz toxiques.
Crime de guerre : Selon l'article 6 du statut du Tribunal de Nuremberg il s'agit des violations des lois et coutumes de la guerre notamment l'assassinat, les mauvais traitements ou la déportation pour des travaux forcés, ou pour tout autre but, des populations civiles dans les territoires occupés, l'assassinat ou les mauvais traitements des prisonniers de guerre ou des personnes en mer, l'exécution des otages, le pillage des biens publics ou privés, la destruction sans motif des villes et des villages, ou la dévastation que ne justifient pas les exigences militaires.
Crime contre l'humanité, selon le tribunal de Nuremberg : "assassinat, extermination, réduction en esclavage, déportation et tout autre acte inhumain commis contre toute population civile, avant ou pendant la guerre, ou bien les persécutions pour des motifs raciaux ou religieux lorsque ces actes ou persécutions, qu'ils aient constitué ou non une violation du droit interne du pays où ils ont été perpétrés, ont été commis à la suite de tout crime rentrant dans la compétence du tribunal".
Génocide : Destruction méthodique d'un groupe ethnique.
Gestapo : Abréviation de GEheime STAatsPOlizei, c'est à dire "police secrète d'Etat".
Judenrate : Responsables juifs des ghettos nommés par les Allemands et forcés de collaborer.
KZ ou KL : Abréviation de "Konzentrationslager", camp de concentration.
Holocauste : Terme religieux désignant un sacrifice où la victime est entièrement brûlée par les flammes. Utilisé pour désigner le génocide nazi, il est très contesté en Europe, l'extermination n'ayant pas été un sacrifice à Dieu.
Lois de Nuremberg : Lois promulguées en 1935 en Allemagne et qui définissaient les Juifs comme non-aryens, leur enlevaient leur nationalité et les privaient de certaines de leurs libertés.
Nazi : Abréviation allemande de national-sozialist. Membre du parti national-socialiste allemand, ou qui se rapporte aux actions de ce parti.
Procès de Nuremberg : Il s'agit du procès organisé par les vainqueurs de l'Allemagne nazie, du 20 novembre 1945 au 10 octobre 1946 pour juger les responsables allemands accusés de crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
SA : Abréviation de "Sturm Abteilung" qui signifie Sections d'Assaut. Fondées en 1920, les sections étaient destinées à servir de service d'ordre aux réunions du Parti nazi.
Shoah : En hébreu signifie catastrophe. Il est le plus couramment employé pour désigner le génocide.
Sonderkommando : le "commando spécial" composé de détenus chargés de gérer l'extermination de masse, la destruction des cadavres notamment dans les fours crématoires.
SS : Abréviation de "Schutz Staffel" qui signifie Section de protection. Les S.S. étaient au départ les gardes du corps personnels de Hitler. A partir de 1934, ils deviennent les principaux organisateurs de l'extermination.
Zyklon B : Gaz mortel obtenu à partir de cristaux de cyanure de potassium chauffés utilisé dans les chambres à gaz Il y eut des Justes de tous bords, et au coeur du Reich même, plus emblématiques encore du refus à l’assujettissement nazi. Le plus célèbre d’entre eux fut bien-sûr Oskar Schindler, d’abord, membre du parti National Socialiste, affairiste allemand de Cracovie. En un premier temps de très peu de scrupule et qui s'enrichit de manière faramineuse en utilisant une main-d'oeuvre quasi gratuite. Il parviendra pourtant à sauver à lui seul quelque 1200 Juifs par un tour de force sans précédent et finira ruiné. Personne n’a oublié le comportement de cet homme audacieux et paradoxal dont Steven Spielberg a immortalisé la bravoure dans son film puissant aux couleurs cendrées et odeurs de cendres "La Liste de Schindler". Le mémorial de Yad Vashem, a reconnu comme Justes, 321 Allemands et 80 Autrichiens, qui risquèrent leur vie, fournir des armes, procurèrent des faux papiers d'identité ou préservèrent des clandestins. Selon Dominique Natanson de l’association Mémoire Juive et Education qui alimente mes dernières sources, cette attitude des "Justes" allemands fut rare, suffisamment rare pour la rendre d'autant plus précieuse. Soixante années après c’est dire combien le temps est précieux également, et compté, si l'on considère le très petit nombre de personne témoin direct de la Shoah encore présent sur terre, et à quel point il est vital pour la mémoire universelle de continuer à recueillir les témoignages inestimables que ces survivants trouveront encore la force de nous donner. Tout une mémoire en héritage. Bien qu’ils n’aies pas été précisément de ces Justes là, je sais que les miens furent secourables, et secourus à divers titres d'ailleurs. Ma belle-mère en premier qui sait rudement ce que solidarité ou que justice veulent dire, portait l'étoile jaune et dont le père disparut à Auschwitz. Je n'ignore pas non-plus que ma grand-mère paternelle avait dût être tout à fait présente à l’époque pour certains clandestins, puisqu’un couple de juif à cherché à nous retrouver pour la célébrer bien après la guerre. Elles, comme beaucoup d’autres familles, surent offrir du soutien à la détresse. Il y a tellement de moyens d'aider et d’aller vers autrui...
Alors avec simplicité, avec douceur, énergie et bienveillance, je mets ici mon temps et ma capacité d’écoute, d’être humain et de Biographe, à la disposition de toute personne qui souhaiterait exprimer ce qui n’a pu peut-être s’exprimer encore... Liens sur le Négationnisme et comment le combattre Information du NOUVELOBS.COM | 31.01.05 | : |
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"Le sentiment de notre existence dépend pour une bonne part du regard que les autres portent sur nous..." Primo Lévi. http://primolevi.asso.fr/ C'était dans un soir glacé d'hiver, un 27 janvier, en Pologne... Le lecteur aura bien compris qu'en ouvrant ce chapitre sur Auschwitz et la Shoah, je n’ai cherché bien sûr et compte tenu de l'immensité du sujet, qu’à inscrire une participation discrète. Choisissant de donner la parole à ceux qui savent les choses et analysent beaucoup mieux que je ne saurais le faire, plutôt que d’exposer moi-même, j’ai adopté le principe d’une sorte de courte revue de presse et de brêves virtuelles. Pensant avant tout d’abord aux survivants eux-mêmes, à leurs familles, à leurs enfants, petits-enfants, aux grandes plumes, penseurs ou chercheurs considérables ayant oeuvré sur le sujet. Et il serait bien-entendu peu adroit de ma part d’avoir quelque prétention que ce soit autour d’un contenu aussi douloureux, complexe et sensible que celui--ci. Le 27 janvier fut comme peu l’ignorent, une date capitale puisque le 60e anniversaire de la libération par l'Armée rouge du plus grand camp d'extermination nazi. Cérémonie saisissante retransmise en directe sur Tf1 et France 2 dans une froideur polaire extrême, comparable à celle d’il y a soixante ans. Dans une communauté d’émotion rarement égalée où le malaise rodait palpable et interrogateur, il y avait comme une nausée commune. En même temps, on ressentait une phénoménale bouffée d’humanité rassemblant les quelque 10 000 personnes, dont un millier d' anciens déportés serrés les uns contre les autres. C’était autour du Mémorial international de Birkenau, près d'une haute cheminée lugubre, un soir très froid de janvier, en Pologne... |
Ce qu'écrivait le Nouvel Observateur... Le monde honore les victimes
NOUVELOBS.COM | 29.01.05 | 16:42 Les dignitaires de la planète et plus d'un millier de survivants des camps ont rendu un vibrant hommage jeudi aux victimes du génocide nazi our ne jamais oublier et empêcher que le drame de la Shoah ne se reproduise, dignitaires de la planète et survivants d'Auschwitz se sont recueillis jeudi 27 janvier dans le camp d'extermination nazi, dans le sud de la Pologne, pour célébrer le 60ème anniversaire de sa libération par l'Armée rouge. Un sifflement, le bruit d'un train freinant brusquement, rappel de l'arrivée des prisonniers à Auschwitz, ont ouvert les cérémonies qui ont réuni sous la neige, dans le froid glacial, 10.000 personnes venues rendre hommage aux déportés d'Auschwitz-Birkenau, dont plus d'un million, hommes, femmes et enfants, juifs en majorité, ont péri entre 1940 et 1945. Parmi la foule rassemblée en plein air dans le camp de Birkenau, un millier de survivants, certains portant leur brassard de prisonnier, étaient recueillis aux côtés de dizaines de dirigeants polonais et étrangers, et d'anciens soldats soviétiques. Alignées dans la neige, le long des rails où s'arrêtaient les trains de la mort, entre barbelés et miradors qui bordent toujours le camp, des milliers de bougies brûlaient en une ligne de feu, hommage aux victimes des chambres à gaz. La nuit venue, sur l'esplanade éclairée par les projecteurs, chacun venait déposer une lanterne bleue, au son du Kaddish, la prière juive des morts. "Il ne faut plus jamais permettre à ceci de se produire nulle part, à nouveau", a lancé dans un message vidéo, à l'ouverture de cette journée, Anatoly Shapiro, commandant des troupes soviétiques qui ont libéré le camp le 27 janvier 1945, aujourd'hui âgé de 92 ans. Hommages et témoignages A Cracovie, la ville voisine, le matin, à Auschwitz-Birkenau l'après-midi, se sont succédé hommages aux victimes et témoignages poignants des libérateurs, reproches amers au souvenir de l'indifférence des Alliés face à l'extermination des Juifs, appels aux générations futures pour qu'un tel drame ne se répète pas, et aveux de culpabilité collective. Le président israélien Moshe Katzav a ainsi reproché aux alliés de ne pas avoir empêché l'Holocauste. "Aujourd'hui, 60 ans après, nous avons toujours du mal à comprendre pourquoi au 20ème siècle le monde a pu garder le silence", a-t-il lancé. Omniprésent, le souvenir des prisonniers squelettiques découverts par les soldats soviétiques, comme le racontait l'un d'eux, Iakov Vinitchenko, 79 ans: "Il y avait derrière (les barbelés) des prisonniers juifs, polonais, français. Ils pleuraient, ils nous embrassaient. Très faibles, malades, squelettiques. Nous n'avons pas pu les regarder". Au nom des victimes juives Sur le site du mémorial dressé entre les chambres à gaz en ruines du camp de Birkenau, l'ancien prisonnier politique n° 4427, Wladyslaw Bartoszewski, ex-ministre des Affaires étrangères polonais, 82 ans aujourd'hui, a pris la parole le premier au nom des victimes polonaises non juives. "Les gouvernements du Royaume-Uni et des Etats-Unis ont été bien informés de ce qui se passait à Auschwitz-Birkenau", mais, "pendant les 15 premiers mois d'existence de ce lieu terrible, nous, les prisonniers polonais, étions seuls". "Le monde libre n'était pas intéressé par nos souffrances et notre mort", a-t-il affirmé. Après lui, l'ancienne présidente du Parlement européen, la Française Simone Veil, elle aussi rescapée d'Auschwitz, a appelé, au nom des victimes juives des nazis, à lutter contre le racisme et l'antisémitisme, pour qu'enfin "le "plus jamais ça"" devienne "réalité" dans "un monde fraternel". Appel également lancé par Romani Rose, le président du Conseil des Sinti et Roms d'Allemagne, qui représentait la communauté tzigane, elle aussi condamnée à l'extermination par Hitler. "La vision de la maison européenne ne peut devenir réalité que si les Etats de l'Europe perçoivent les minorités nationales des Sinti et des Roms comme faisant partie de leurs sociétés et de leur propre histoire", a déclaré Romani Rose. Une ombre sur l'Europe Et dans un message lu par le nonce apostolique du Vatican en Pologne, le pape Jean Paul II a affirmé que "cette tentative de destruction systématique de tout le peuple juif reste comme une ombre sur l'Europe et sur le monde entier, c'est un crime qui marque pour toujours l'histoire de l'humanité". En écho aux accusations sur le silence des Alliés, plusieurs chefs d'Etat ont fait aveu de culpabilité, comme le président français Jacques Chirac, affirmant que le souvenir des déportés juifs était pour la France "plus qu'une douleur", "la conscience d'une faute" et une "exigence de responsabilité". Aujourd'hui encore les démons du racisme et de la xénophobie persistent, y compris en Russie, a concédé le président russe Vladimir Poutine. "J'en ai honte en moi". A Berlin pendant ce temps, survivants de l'Holocauste et leaders politiques allemands célébraient eux aussi cet anniversaire, mettant en garde contre le retour de l'idéologie qui a créé les camps de concentration. Le chancelier Gerhard Schroeder, qui n'a pas pris la parole, avait déjà dit mardi "sa honte" face à la barbarie nazieEntrez votre texte
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La Résistance Juive dans les Camps...: Sources : http://www.cndp.fr/memoire/liberation_camps/primaire/camps.htm
Contrairement à une idée trop largement répandue, les juifs ne furent pas passifs face au désastre qui les toucha. De l’insurrection du ghetto de Varsovie à la lutte dite « non armée » de ceux qui organisèrent des opérations de sauvetage et d’entraide, en passant par les actions des partisans et des maquisards, par les révoltes à l’intérieur même des camps, nombreux sont les juifs qui, en empruntant des chemins différents, ont combattu le projet nazi. Du reste, qu’il s’agisse de Charles Palant ou de Primo Levi, beaucoup furent arrêtés non pas en tant que juifs, mais en tant que résistants.
En Europe de l’Ouest, les juifs jouèrent un rôle important dans les mouvements de résistance français et belges. En France, de nombreux juifs communistes luttèrent au sein d’une organisation, la « Main-d’½uvre immigrée » (la MOI). À partir de juin 1941, ils se lancèrent dans la lutte armée en plein Paris. Le groupe Manouchian en était issu. Les héros de l’Affiche rouge furent arrêtés et exécutés au printemps 1944.
En Europe de l’Est, des groupes de partisans juifs cachés dans les forêts harcelèrent l’occupant allemand en Pologne orientale, en Lituanie et en Biélorussie. Ils choisirent également d’aider d’autres juifs en créant des « camps de familles ». Ils étaient environ 20 000.
L’insurrection du ghetto de Varsovie fut l’épisode le plus symbolique de la résistance juive. Après la déportation massive de plus de 260 000 juifs du ghetto de Varsovie à la fin de l’été 1942, une résistance s’organisa. Le 18 janvier 1943, les Allemands entrant dans le ghetto pour une nouvelle vague de déportations furent accueillis par une fusillade. Malgré le combat inégal (3 000 juifs participent à l’insurrection, mais seulement 750 sont armés), dans un premier temps les Allemands ont battu en retraite. Puis ils revinrent en faisant intervenir l’artillerie lourde et l’aviation. Incendiant les maisons les unes après les autres, ils obligèrent ceux qui s’y cachaient à sortir dans la rue où ils étaient abattus ou faits prisonniers. 7 000 juifs furent exécutés sur place, 6 000 autres périrent dans les incendies et la destruction du ghetto. « Nous résistâmes ; cela rendit la mort plus facile, écrivit un combattant survivant, et notre sort plus supportable. » Les juifs du ghetto de Varsovie, en refusant de subir le sort promis par les Allemands, en réaffirmant leur dignité d’hommes, ont montré que les nazis n’avaient pas réussi à anéantir leur capacité de résistance. Quelques dizaines de survivants parvinrent à s’échapper. Le film de Roman Polanski, Le Pianiste, se fait l’écho de ce combat héroïque. Malgré les difficultés énormes et leur caractère désespéré, des tentatives de résistance se manifestèrent jusque dans les camps d’extermination. Des déportés se révoltèrent et essayèrent de s’évader. La révolte de 600 détenus juifs de Treblinka éclata le 2 août 1943. Les bâtiments furent incendiés et, profitant de la confusion, les détenus tentèrent de s’évader. La plupart furent repris et tués. La révolte de Sobibór, le 14 octobre 1943, fut la mieux préparée. Sur les 300 prisonniers qui parvinrent à s’échapper, seuls 50 ont survécu. Le 7 octobre 1944, les membres d’un Sonderkommando d’Auschwitz firent sauter un crématorium, mais personne n’a survécu à la révolte.
Toutes les actions menées à l’intérieur des camps étaient vouées à l’échec étant donné l’inégalité des forces. Pour Raul Hilberg 1, « l’effort de résistance juive ne pouvait pas sérieusement empêcher ou retarder la progression des opérations de destruction. Pour les Allemands, cette résistance représenta un obstacle mineur qu’ils écartèrent d’une chiquenaude, et elle n’eut aucun effet sur le processus de destruction ». R. Hilberg, La Destruction des juifs d’Europe, « Folio Histoire », n° 38 et 39 (2 volumes), 1991.
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Et Jean-Michel Thénard pour Libération faisait paraître ceci pour commenter le 27 janvier :
"Que valent les mots culture, morale, éthique, mémoire, intelligence, humanité quand en plein XXe siècle surgit au coeur de la vieille Europe l'impensable, une "Solution finale" pour exterminer tout un peuple? De quoi protègent-ils quand survient la mise en oeuvre industrielle d'une entreprise criminelle née de la folie nazie mais à laquelle beaucoup, hors d'Allemagne, ont prêté main forte pour déporter des familles entières sans considération d'âge ni de sexe. Lorsque au coeur d'une civilisation héritière de la Renaissance et des Lumières s'installe cette infamie, la leçon est que rien ne protège contre la folie des hommes. (...) Les survivants n'ont pas ménagé leur peine pour raconter l'inimaginable, cet au-delà du réel sur lesquels comptaient les bourreaux pour dissimuler leurs crimes. Les victimes avaient peur déjà ne pas pouvoir transmettre la mémoire de l'horreur. Qui dira l'indicible quand les dernières ne seront plus là? L'angoisse est abyssale devant cet impossible silence.
C'est la responsabilité des Etats de veiller à ce que l'école perpétue le souvenir. C'est à chacun surtout de veiller à ce que jamais il ne s'efface." Chirac: «Votre souvenir, celui de ce "monde qui fut", est pour la France plus qu'une douleur.»
Tandis que dans le même quotidien LIBERATION Véronique Soule signait :
Auschwitz En souvenir du pire Aujourd'hui, 40 chefs d'Etat et de gouvernement commémorent avec 2.000 anciens déportés les 60 ans de la libération d'Auschwitz. jeudi 27 janvier 2005 (Liberation - 06:00) Soixante ans jour pour jour après l'entrée de l'armée Rouge dans le plus grand camp de la mort nazi, une cérémonie internationale est organisée aujourd'hui à Auschwitz-Birkenau, symbole de la Shoah. Aux côtés de quelque 2.000 anciens déportés, une quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement sont attendus, dont les présidents français, israélien, russe et allemand. Cette journée sera le point d'orgue de commémorations d'une ampleur sans précédent. Conçu en 1940 comme un camp de concentration, le KL (Konzentrationslager) d'Auschwitz, à quatre-vingts kilomètres de Cracovie, est devenu la plus grande usine de mise à mort des juifs d'Europe, avec son extension en 1942 à Birkenau, où fut construit tout un complexe de chambres à gaz et de fours crématoires. Il a fallu attendre les années 1960 pour que cette dimension spécifique soit reconnue, et qu'Auschwitz-Birkenau devienne le symbole des camps d'extermination nazis. Même alors, le bloc soviétique, qui en restait à une interprétation très idéologique de la Seconde Guerre mondiale, mettait en avant «la lutte contre le fascisme» et oblitérait l'entreprise d'anéantissement des juifs. Quinze ans après la chute du Mur, ces questions ont été débattues et l'Histoire a enfin été revue. Pogrom. Signe du rapprochement des perceptions historiques, deux des trois chefs d'Etat qui s'exprimeront lors de la cérémonie principale de Birkenau cet après-midi viennent de l'ex-bloc soviétique. Le Polonais Aleksander Kwasniewski, qui avait présenté en 2001 des excuses publiques pour le pogrom de Jedwabne (perpétré en juillet 1941 par les Polonais), montrera le chemin parcouru ces dernières années par son pays. Le Russe Vladimir Poutine, qui s'apprête à organiser d'importantes célébrations en Russie pour la fin de la «Grande Guerre patriotique» le 9 mai 1945, devrait aussi illustrer l'évolution du discours de Moscou. Il reviendra au président israélien, Moshe Katzav, de clore la cérémonie avant que retentissent les sirènes du camp. Simone Veil, rescapée d'Auschwitz-Birkenau et présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, s'exprimera au nom de tous les anciens prisonniers juifs. Jean-Marie Lustiger, l'archevêque de Paris, d'origine juive polonaise, qui a perdu sa mère et une grande partie de sa famille paternelle dans le camp, lira un message de Jean Paul II. Négationnisme. Après s'être recueilli près de la Judenrampe où arrivaient les convois de déportés restaurée à l'initiative de Serge Klarsfeld, Jacques Chirac inaugurera dans la matinée la nouvelle exposition du pavillon français d'Auschwitz. Le Président, qui a été le premier à reconnaître la responsabilité de l'Etat français dans la déportation des juifs lors de son discours du Vél d'Hiv le 16 juillet 1995, reprendra les grands thèmes qu'il a développés mardi à Paris au Mémorial de la Shoah : avec la disparition progressive des ultimes survivants, il est impératif d'entretenir la mémoire, et la France s'y emploiera en veillant à adapter sa législation pour combattre le négationnisme et éduquer les jeunes générations. Il devrait aussi appeler l'Europe «à se construire sur le rejet absolu de la Shoah». |
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BIBLIOGRAPHIE A lire à voir, les références du Nouvel Obs : Les classiques : «La Destruction des juifs d’Europe», par Raul Hilberg (Fayard, réédité en 1997): l’ouvrage de référence sur la mécanique du génocide. «Hitler», par Ian Kershaw ( «Hubris» et «Némésis», Flammarion, 2004). Serge Klarsfeld: il faudrait pouvoir tout lire du travail que mène l’avocat depuis plus de trente ans et qu’il a consigné dans les volumes de «la Shoah en France»(Fayard) et dans «le Calendrier de la persécution des juifs de France» (édité par l’association les Fils et Filles des Déportés juifs de France). «Déportation et génocide», par Annette Wieviorka (Hachette Littératures, 2003), l’une des plus fines études du processus génocidaire. Et pour la jeunesse: «Auschwitz expliqué à ma fille» (Seuil). «Vichy, 1940-1944», par Jean-Pierre Azéma (Perrin, 1997). «La Shoah, l’impossible oubli», par Anne Grynberg (Découvertes Gallimard/Histoire, 1995), une remarquable synthèse richement illustrée. «La Mémoire de la Shoah», hors-série du «Nouvel Observateur», décembre 2003.
Les nouveautés : «La Solution finale de la question juive. La technique, le temps et les catégories de la décision», par Florent Brayard (Fayard, 2004). «Révolte à Treblinka», par Samuel Willenberg (Ramsay, 2004). «Secrets officiels. Ce que les Allemands planifiaient, ce que les Britanniques et les Américains savaient», par Richard Breitman (Calmann-Lévy, à paraître le 19 janvier). «Auschwitz, les nazis et la solution finale», par Laurence Rees, auteur du livre (Albin Michel) et d’un documentaire produit par la BBC qui sera diffusé dans une version courte les 25 et 26 janvier sur TF1, puis dans son intégralité le 30 janvier sur la chaîne Histoire. «Rudolf Hoess, le commandant d’Auschwitz parle» (La Découverte); réédition enrichie d’une remarquable postface de Geneviève Decrop. «Des voix sous la cendre: manuscrits des Sonderkommandos d’Auschwitz-Birkenau» (Calmann-Lévy, coll. «Mémorial de la Shoah»). Ces textes, rédigés en secret par des déportés chargés d’extraire les corps des chambres à gaz, ont été retrouvés dans les ruines du camp (nouvelle édition). «Les Entretiens de Nuremberg» (Flammarion), annotés par l’historien américain Robert Gellately: les entretiens d’un psychiatre américain avec les accusés du procès de Nuremberg (nouvelle édition). «Je veux revoir maman», par Alain Vincenot (Editions des Syrtes, 2005): le témoignage de 19 enfants juifs sauvés par des réseaux d’entraide.
DVD «Shoah», de Claude Lanzmann (version longue, 9 heures, Ed. Why Not Productions). «Auschwitz, l’album de la mémoire», un film d’Alain Jaubert (Editions Montparnasse): réalisé à partir de «l’Album de Lily», recueil des photos prises par un SS à l’arrivée d’un convoi de juifs hongrois et miraculeusement découvertes par Lily, une jeune déportée (voir par exemple le cliché page 11 de notre dossier). «14 Récits d’Auschwitz» (MK2), une série documentaire conçue par Annette Wieviorka et réalisée par Caroline Roulet: paroles de survivants, notamment Henri Borlant et les frères Lemberger, recueillies par l’association Témoignage pour Mémoire. «Auschwitz, le monde savait-il?» (MK2), un documentaire de Didier Martini, écrit par Jean-Michel Gaillard et Stéphane Khémis. Une enquête rigoureuse sur qui savait quoi… Une BIBLIOGRAPHIE DE BASE... : Ouvrages généraux, livres et brochures : - ARENDT Hannah, Eichmann à Jérusalem. Rapport sur la banalité du mal, Gallimard, 1991 - AZEMA J-P., BEDARIDA F., Les Années de tourmente,1938-1948, Dictionnaire critique, Flammarion, 1995 - AZEMA J-P., Nouvelle Histoire de la France Contemporaine n° 14, Le Seuil, 1979 - AZEMA J-P., BEDARIDA F., La France des années noires, Seuil, 1993 Vichy 1940-1944, 1989, Résistances, 1940-1945, Documentation photographique, 1990 - BADIA Gilbert , Ces Allemands qui ont affronté Hitler, Editions de l'Atelier, 2000 - BEDARIDA F., Le nazisme et le génocide, Presse Pocket, 1992 - BENSOUSSAN Georges, Auschwitz en héritage ? D’un bon usage de la mémoire, Les petits libres n° 24, 1998 et Histoire de la Shoah, Que sais-je ? 1996 - BILLIG Joseph, l'Hitlérisme et le système concentrationnaire, éd. PUF, Paris, 1967. - BROSZAT Martin, L'Etat hitlérien. L'origine et l'évolution des structures du troisième Reich, éd. Fayard, Paris, 1985 (1 ère éd. Munich 1970). - BROWNING Christopher , Des hommes ordinaires. Le 101° bataillon de réserve de la police allemande et la solution finale en Pologne, Les Belles Lettres 1994 - BROWNING Christopher, Politique nazie, travailleurs juifs, bourreaux allemands, éd. Belles Lettres, Paris, 2002 - BURRIN Philippe, Hitler et les Juifs. Genèse d'un génocide, éd. du Seuil, Paris,1989. - DOBROSZYCKI Lucjan, The Chronicle of the Lodz Ghetto 1941-1944, éd. Yale University Press, New Haven 1984. Houghton Mifflin Co., Boston, 1994. - FERAL Thierry, Petit vocabulaire du national-socialisme, la Pensée universelle,1989 - FERAL Thierry, Anatomie d' un crépuscule. Essai sur l' histoire culturelle du Troisième Reich, Clermont-Fd, 1986 - GIANI Jacques, De Montoire au Vél d’hiv, éd. Pro Arte, ministère des Anciens Combattants - GRYNBERG Anne, La Shoah, l’impossible oubli, éd. La Découverte Gallimard, 1995 - GRYNBERG Anne, Les camps de la honte, les internés juifs des camps français, 1939- 1944, éd. La Découverte, 1991 - HILBERG Raul, La destruction des Juifs d'Europe, Fayard, Paris, 1988 (1ère éd. USA 1985). - IGOUNET Valérie, Histoire du négationnisme, Paris Le Seuil 2000 - KASPI André : Les juifs pendant l'Occupation, Seuil, 1997 - KERSHAW Ian, Qu'est-ce que le nazisme ? Problèmes et perspectives d'interprétation, Folio/ Histoire, Gallimard, 1992 (1ère éd. USA 1985). - KOGON Eugen, L’état SS, le système des camps de concentration allemands, Histoire, Le Seuil, 1993 (1 ère éd. Frankfort, 1946) - KOGON Eugen, LANGBEIN Hermann, RÜCKERL Adalbert , Les chambres à gaz, secret d’état, Histoire, Le Seuil, 1987 - KRIEGEL-VALRIMONT Maurice, Mémoires rebelles, Paris Odile Jacob, 1999 - MARRUS Michaël R., PAXTON Robert O., Vichy et les Juifs, Livre de poche, 1990 - PAXTON R., La France de Vichy, 1940-1944, Seuil, 1973 - POIROT-DELPECH Bertrand, Papon, Un crime de bureau, Stock, 1998 - POLIAKOV Léon, Histoire de l’antisémitisme, t 2, l’âge de la science, Histoire, Le Seuil, 1991 - POZNANSKI René, Etre juif en France pendant la Seconde Guerre mondiale, Hachette, 1994 - RIOUX J-P., La France de 1939 à 1945, Seuil, 1985 - SCOT Jean-Paul et LEON Enrique, Le Nazisme des origines à 1945 , Paris, Armand Colin, 1997. - SHIRER William L. Adalbert, Le Troisième Reich, des origines à la chute, Stock, 1962 - TRUCHE Pierre, Juger et être jugé, Fayard, 2001. - VIDAL-NAQUET Pierre, Les assassins de la mémoire, La Découverte, 1987 - VIDAL Dominique, Les Historiens allemands relisent la Shoah, Complexe, 2002 - WELLERS Georges, Un juif sous Vichy, Tirésias 1991 - WIEVIORKA, Annette, Auschwitz raconté à ma fille, le Seuil, 1999 - WIEVIORKA, Annette, Déportation et génocide, entre la mémoire et l'oubli, Hachette Pluriel, 1995 - WIEVIORKA, Annette, L' ère du témoin, Plon 1998 - VISHNIAC, Roman. A Vanished World. New York: Farrar, Straus & Giroux, 1983. - Les collections de l'Histoire n°5876, Auschwitz, la solution finale Pour la classe : Brochures de la Commission " Histoire " de l’Amicale des déportés d'Auschwitz : - Auschwitz - Drancy, l’antichambre d’ Auschwitz - Les camps d'internement en France, 1939-1944 Témoignages et Romans : - AARON Soazig, Le non de Klara, éd. Maurice Nadeau - ABADIE Odette, Terre de détresse, l'Harmattan, 1994 - AMERY Jean, Par delà le crime et le châtiment, Actes Sud, 1995 - ANTELME Robert, L'espèce humaine, éd. Gallimard, Paris, 1968 (1ère éd. Paris 1957). - BECKER Jurek, Jakob le menteur, les cahiers rouges, Grasset, 1997 ( 1 ère éd. Berlin 1969) - BOBER Robert, Quoi de neuf sur la guerre ? La bibliothèque Gallimard, 2000(1ère éd. Pol 1993) - BUBER-NEUMANN Margarete, Déportée à Ravensbruck, Paris Le Seuil, - BULAWKO Henry, Les jeux de la mort et de l'espoir, Auschwitz, 50ans après, éd Montorgueil, 1998 - DE GAULLE-ANTHONIOZ Geneviève, La traversée de la nuit, Paris Le Seuil, 1998 - DELBO Charlotte, Le convoi du 24 janvier, éd. de Minuit, Paris. 1965. - GRINSPAN Ida, POIROT-DELPECH Bertrand, J'ai pas pleuré, Robert Laffont, 2002 - HOCHHUTH Rolf, Le Vicaire, Seuil, 1963 - KLÜGER Ruth, Refus de témoigner, éd. Viviane Hamy, 1998 ( 1ère éd. Göttingen1992) - KOLITZ Zvi, Yossel Rakover s'adresse à Dieu, Maren Sell, Calmann Levy - LEVI Primo, Si c'est un homme, éd. Julliard, Paris, 1987, (1ère éd. Turin, 1958).Presses Pocket, 1990 - LEVI Primo, Les naufragés et les rescapés. Quarante ans après Auschwitz, éd. Gallimard, 1989. - LEVY-OSBERT Liliane, Jeunesse vers l’abîme, EDI, 1992 - PAVLOFF F., Matin brun, Cheyne, 2002 - PROCHOWNICK Nathan, Mémoires barbelées et après, L'Harmattan, 1995 - ROUSSET David, Les jours de notre mort, éd. Pavois, Paris, 1947. - ROUSSET David, L'univers concentrationnaire. éd. de Minuit, 1965. - SCHNEIDER Peter, Encore une heure de gagnée. Comment un musicien juif survécut aux années du nazisme. Grasset, 2002 - SEMPRUN Jorge, L'écriture ou la vie, Gallimard ,1994 - SEMPRUM Jorge le mort qu'il faut 2001 - SERENY Gitta, Au fond des ténèbres, Denoël, 1973 - STROUMSA Jacques, Tu choisiras la vie : violoniste à Auschwitz, 1998, Éd. du Cerf - TAYLOR Kressman, Inconnu à cette adresse, 1938 , Editions Autrement, 2001 - TAYLOR Kressman, Jour sans retour, Editions Autrement, 2002 - TILLION Germaine, Ravensbrück, éd. Seuil, Paris, 1988. - WIESEL Elie, La Nuit, éd de Minuit, 1958 - ZLATIN Sabine, Les enfants d'Izieu, Paris Le seuil, 1994 Autres lieux, liens Internet commentés et adresses essentielles : (Pour toutes les rubriques liées à l’Histoire du Génocide juif j'ai souvent choisi de reprendre en intégralité des textes rédigés par les organismes eux-mêmes ou extraits de sources journalistiques, non-pas pour une quelconque paresse intellectuelle qui n’est pas la mienne, loin de là, mais par souci de rigueur et de conformité à l’information). Le Mémorial de la Shoah et le mur des noms
Sur ce mur ont été gravés les noms des 76000 Juifs, parmi eux 11000 enfants, déportés de France dans le cadre du plan nazi de destruction du judaïsme européen, avec la collaboration du gouvernement de Vichy. Pour la plupart, ils ont été assassinés à Auschwitz-Birkenau, les autres dans les camps de Sobibor et Lublin Maidanek, entre 1942 et 1944. Quelque 2500 personnes seulement ont survécu à leur déportation. Ce mur restitue une identité à des enfants, des femmes et des hommes que les nazis ont tenté d'éradiquer de la surface de la terre. Leurs noms gravés dans la pierre perpétuent leur souvenir . Le Mémorial
17 rue Geoffroy l’Asnier 75004 Paris
Renseignements et réservations Tél. : 01 42 77 44 72 (standard et serveur vocal) Fax. : 01 48 87 12 50 E-Mail: contact@memorialdelashoah.frSite web: www.memorialdelashoah.fr Pour mener à bien ses missions le Mémorial de la Shoah offre aux différents publics une gamme immense de ressources et de services spécifiques, dont j'indique ici quelques éléments à partir de l'information du site lui-même. On y retrouve une palette infinie de services, de domaines d'archives, de documentation, d'information pour la recherche, l'information, la culture ou le témoignage, par exemple : Le domaine Témoignage : Le témoignage, essentiel dans la construction de la mémoire de la Shoah. Source irremplaçable pour le chercheur et l'historien, il donne un visage humain à la transmission d'un savoir indissociable de l'émotion. Nombre de témoignages, souvent oubliés ou trop peu entendus, ont été réunis ici, au Centre de documentation juive contemporaine. Ces récits et ces entretiens sont disponibles au Mémorial, sous forme d'écrits dans la salle de lecture, ou encore sous forme de cassettes audiovisuelles et de dévédés au centre d'enseignement multimédia. Une sélection de textes, opérée dans les témoignages publiés dans la Revue d'histoire de la Shoah, est proposée sur le site du Mémorial. Les domaines de " Recherches des Personnes": Dans le cadre de recherches familiales, historiques ou encore généalogiques, il est possible d'interroger la base des noms de personnes qui contient, outre la liste du " Mur des noms ", le registre des Juifs tués en France hors déportation -personnes éxécutées ou mortes dans les camps d'internement- et celui des Juifs résistants. Le Centre de Documentation Juive Contemporaine : est l'instrument historique de transmission du savoir sur la Shoah et, notamment, sur l'histoire des Juifs de France pendant la deuxième guerre mondiale. Ouvert à tous, du chercheur à l'élève, le centre de documentation rassemble plus d'un million de pièces d'archive, 60 000 photos, 55 000 ouvrages. Les archives proviennent notamment de l'administration allemande et de la Gestapo en France, des procès comme celui de Nuremberg ou encore de sources françaises comme le Commissariat Général au questions juives. Le musée : l'exposition permanente présente un parcours chronologique et thématique constitué de douze séquences qui retrace l'histoire des Juifs de France pendant la Shoah. Les activités pédagogiques et les actions de formation : Le mémorial de la Shoah poursuit et accentue les actions de sensibilisation menées depuis plusieurs années en direction des jeunes publics, en accueillant des classes dans ses locaux, en organisant des projections-rencontres en partenariat avec le Forum des Images ou en développant des ateliers pédagogiques.L'offre de formation en direction des publics adultes, notamment pour les enseignants, est diversifiée : voyages sur les lieux de mémoire et au premier chef, Auschwitz, université d'été, journées de formation spécifiques. Les rencontres, les soirées débats, les conférences, les projections et les concerts peuvent rassembler 150 personnes dans l'espace de l'auditorium, davantage lorsque le Mémorial organise ces manifestations hors les murs, en collaboration avec d'autres institutions. Le centre d'enseignement multimédia : situé en mezzanine au dessus de la librairie du Mémorial, le centre multimédia offre 12 postes de consultation sur lesquels les visiteurs peuvent visionner des témoignages vidéo, des documentaires de référence sur la Shoah, et consulter l'encyclopédie de la Shoah, un programme multimédia original développé par le musée de l'Holocauste de Washington et enrichi par le Mémorial. Les expositions temporaires : Complémentaires du musée, les expositions temporaires puisent leurs thèmes dans l'histoire, l'art et la littérature.
Le Mémorial de la Shoah, un outil pour le temps présent :le Mémorial de la Shoah a ouvert ses portes au public en janvier 2005, rue Geoffroy l'Asnier, sur le site du Mémorial du Martyr Juif Inconnu. Installée au tournant du « siècle des génocides », ouverte sur le siècle nouveau, cette institution neuve est un pont jeté entre les femmes et les hommes contemporains de la Shoah et ceux qui n'ont pas vécu, ni directement ni par la médiation de leurs parents, cette période historique. Inscrit dans la continuité du CDJC et du Mémorial Juif du Martyr Inconnu, le Mémorial de la Shoah n'en constitue pas moins une nouvelle étape de la transmission de la mémoire et de l'enseignement de la Shoah, qui étaient jusqu'alors essentiellement portés par les témoins directs de l'extermination des Juifs d'Europe. Pourquoi et comment « enseigner la Shoah » au XXI ème siècle ? Ces questions sont au c½ur de la mission du Mémorial, au c½ur du travail des historiens, chercheurs comme formateurs, qui animent la vie de ce lieu de rencontre entre tous les publics, grand ouvert sur les nouvelles générations. Centre de ressources, première archive d'Europe sur la Shoah, le Mémorial est aussi un « musée de la vigilance » conçu pour apprendre, comprendre et ressentir, parce qu'il est nécessaire de construire encore et toujours « un rempart contre l'oubli, contre un retour de la haine et le mépris de l'homme », selon les mots d'Eric de Rothschild, président du Mémorial. Serge Klarsfeld et l'Association "les Fils et Filles des Déportés juifs de France". DesINFOS.com http://www.desinfos.com/ Brèves du jour, infos nourries, très vastes possibilités de recherches par thèmes, palette foisonnante d'articles ou travaux d'auteurs de reférence, courrier de lecteurs, contacts pointus vers les médias, forum d'idées, l'ensemble concernant le sujet Israëlien. Sur les pages d'acceuil possibilité d'agir ou de réagir en beaucoup de domaines ou de signer le formulaire sur la désinformation. Grace à ce site extraordinaire difficile de rester dans une quelconque ignorance... - En 1979, Beate et Serge Klarsfeld fondaient l'Association des Fils et Filles des déportés juifs de France. Ils rassembleront et vérifieront des informations sur des milliers d'hommes de femmes et d'enfants déportés. Leurs archives "sépulture symbolique", mises à jour quotidiennement, permettent aux descendants de ces victimes de faire valoir leurs droits. Beate, protestante allemande a toujours pensé qu'elle " avait une responsabilité historique et morale à accomplir". A eux deux, ils marquent depuis 1960 cette histoire et cette lutte dans laquelle leurs enfants ont été impliqués,dès leur plus jeune âge, surtout en ce qui concerne leur fils, Arno Klarsfeld avocat international. Autour des combats que chacun mène avec sa propre ardeur, cette histoire d'une famille soudée, très unie se suit pendant ces 52' sur la vidéo proposée par le site de France 5 sur le sujet de la Shoah : http://education.france5.fr/shoah/video-intro.htm . Sur le thème : « Il n'y a pas de liberté sans liberté d'informer » depuis Septembre 2000 le site de Serge Klarsfled : DesINFOS.com est donc libre d'accès et gratuit, pour donner une véritable information sur Israël. Comité français de Yad Vashem http://www.col.fr/yadvashem/comite.html | | Crée en 1953, par une loi du Parlement israélien, Yad Vashem est le mémorial central de la Shoah pour le peuple juif et le dépôt le plus complet de documents et d’expositions sur la destruction des Juifs européens. Sa tâche primordiale est d’assurer que le monde n’oublie jamais. Au nombre des projets menés à bien et des objectifs fixés par Yad Vashem, figurent : Le centre mondial pour l’enseignement de la Shoah. Il vise à former des professeurs à l’histoire de la Shoah et à favoriser son enseignement en organisant des séminaires internationaux en anglais et en français et en espagnol auxquels sont invités à participer des enseignants du monde entier pour des cours intensifs d’un mois. La vallée des Communautés qui commémore les 5 000 communautés qui ont souffert de la terreur nazie dans toute l’Europe et qui, pour la plupart, ont été anéanties. L’Allée des Justes parmi les Nations perpétue le souvenir des non-juifs qui au péril de leur propre vie ont sauvé des Juifs. Le Mémorial des Enfants a été érigé à la mémoire des enfants victimes de la Shoah. Les Archives centrales de la Shoah. Des équipes d’archivistes parcourent les sites des communautés anéanties, dans un dernier effort de sauver et restaurer les dizaines de milliers de documents qui s’effritent ou qui sont détruits, et qui peuvent nous raconter les évènements de la vie juive européenne avant et pendant la terreur. Des faits qui, pour toujours, sont entreposés dans les Archives Centrales de la Shoah et de l’Héroïsme à Yad Vashem afin d’assurer que fanatisme et barbarie ne soient plus jamais infligés aux Juifs, ni à aucun autre peuple. La Salle des Noms regroupe les feuilles de témoignages concernant les victimes juifs de la Shoah.
Les derniers témoins de cette période doivent se mobiliser Pour garder la mémoire des victimes du nazisme Pour combattre la banalisation de la Shoah et le négationnisme
Le Comité français pour Yad Vashem appelle à témoigner toute personne ayant connu un parent, un ami, qui a péri du fait de la guerre, soit au titre de combattant, soit dans la Résistance, soit du fait de la déportation. | A propos des Justes : Les "Justes parmi les nations" sont honorés à Yad Vashem, à Jérusalem. Le titre est décerné sur la foi de témoignages des personnes sauvées ou de témoins oculaires et documents fiables (voir aussi mon papier sur les Justes dans la rubrique). Anne Franck, la Fondation et le "Journal d'Anne Franck". http://www.annefranck.org/content.asp?pid=1&lid=2 Dans son avant-propos l’éditeur Calman-Levy rappelle qu’Anne Franck qui a tenu son journal jusqu’au 1er août 1944, écrira pour elle seule jusqu’au jour où elle entendit à la radio de Londres, le Ministre de l’Education néerlandais en exil affirmer qu’après la guerre, il faudrait publier tout ce qui avait trait aux souffrances de son peuple pendant l’occupation. De ce jour Anne franck décidera qu’elle publierait un livre après la guerre, son journal devant servir de base... "Memoire juive et Education" indique que la cachette d'Anne Franck est découverte le 4 août 1944 par les Allemands, suite à une dénonciation. Selon certains auteurs, précise MJE, le dénonciateur serait un petit délinquant antisémite nommé Tonny Ahlers qui connaissait le père, Otto Frank et l’abri qu'il aurait divulgué à Maarten Kuiper, un policier collaborateur (exécuté à la Libération) avec lequel il était en relation. Les dénonciateurs auraient touché leurs 40 couronnes par Juif arrêté soit à peu près 250 Euros.Tonny Ahlers est mort en 2000, sans avoir été inquiété. Anne sera arrêtée avec toute sa famille le vendredi 4 août 1944 et conduite au camp de transit de Westerbork. Déportée à Auschwitz, Anne et Margot sont séparées de leur mère Edith, et conduites au camp de concentration de Bergen-Belsen. Margot meurt la première, du typhus. Anne Frank y succombe à son tour quelques semaines avant la libération du camp, en février ou mars 1945. Seul son père, Otto Frank survivra. C’est lui qui, à partir des 2 versions d’Anne, plus un abrégé, après mures réflexion accomplira le voeu de sa fille en faisant publier les écrits... La fondation : au premier étage du 263 Prinzengracht, au-dessus d'un escalier abrupt, une bibliothèque masque l'entrée de " l'arrière-maison ": l'annexe. L'appartement est composé de grandes pièces et d'une petite cuisine. On entre dans la chambre que partageait Anne avec le dentiste venu rejoindre les deux familles Van Daan et Frank, et qu'elle détestait. Au mur, des photos de Coco Chanel, de Ginger Rogers, de Ray Miller ou de Greta Garbo, des dessins et des cartes postales de paysages. Une chambre qui ressemble à celle de toutes les adolescentes. Sur le papier jauni, des traits de crayon marquent l'échelle de croissance des deux filles Frank, Anne et Margot. La dernière trace date du 29 juillet 1944, cinq jours avant leur arrestation. Chaque année, depuis 1946, près de 600 000 visiteurs franchissent avec émotion la porte de l'annexe. Au début, Otto Frank assurait lui-même la visite tout en continuant à diriger son entreprise. Mais l'état du bâtiment s'est dégradé et en 1955 il est promis à la démolition. L'opinion publique néerlandaise s' alarmera de la disparition de ce symbole, s'ouvre alors une souscription internationale. Avec l'argent recueilli Otto Frank crée la Fondation Anne-Frank, le 24 janvier 1963. Cette fondation gère le Musée d'Amsterdam et doit aider à " une meilleure compréhension entre les religions, servir la paix entre les peuples et promouvoir les contacts internationaux entre les jeunes ", selon la volonté d'Otto Frank. Paroles d'étoiles L'album des enfants cachés 1939 1945 http://www.parolesetoiles.com/ Témoigner, réagir, se repèrer, se souvenir, il y a un an déjà, Radio France Multimédia créait le site parolesetoiles.com. Le but, continuer l’aventure Paroles d’étoiles en collectant des témoignages d’enfants cachés et surtout en mettant en place un forum pour permettre aux auditeurs et internautes de s’exprimer, de s’interroger et d’échanger leurs opinions. Vous avez été un enfant du silence, vous êtes le sauveur, l'ami, le fils ou la fille d'un enfant menacé ? Vous possédez des lettres,des documents liés à ce sujet ? parolesetoiles.com vous propose de poser les mots du témoignage que vous n'avez jamais osé formuler sur une fenêtre mise à votre disposition. Irène Savignon-Valachs, secrétaire Générale de l’Association des Enfants Cachés d'indique elle -même : "-Parce que nous sommes vivants, il nous faut raconter, il nous faut conserver, il nous faut transmettre, j’emprunte ces termes, au message de Pascal Delannoy, Directeur de Radio France Multimédia. Raconter nos parents morts, conserver leur histoire et la notre, transmettre le souvenir du million et demi d’enfants assassinés.Mais il nous faut aussi transmettre notre reconnaissance à tous ceux connus ou anonymes qui nous ont sauvés de la pire des morts, celle qui nous déniait non seulement notre droit à la vie, mais pire encore notre dignité d’humain... " Fondation pour la Mémoire de la Déportation http://www.fmd.asso.fr/ Parmi les domaines d'actions nombreux de la Fondation, on note en particulier en plus de l'information fort pointue concernant la Mémoire de la Déportation, les lieux et défense de la mémoire, les Musées, les centres d'études, ou indications de liens sur la Résistance, les Droits de l'Homme, les médias ou les pouvoirs publics, on pourra trouver ce qui concerne la lutte contre le Négationnisme, notamment en recourant aux actions en justice. - La fondation a constitué également depuis 1992 d'un fonds d'archives orales vidéos et audios regroupant quelques cinq cents témoignages d'anciens internés et déportés et met actuellement en place une banque de données multimédia. Ainsi que la réalisation du Livre-Mémorial des déportés partis de France en application des mesures de répression prises par l'occupant et régime de Vichy, et a aussi réalisé une étude sur les lieux d'internement de 1939 à 1945. Elle coédite des travaux de thèses, mémoires, ouvrages ou information sur les publications dès leur parution. A savoir : depuis 1993 elle édite la revue trimestriel Mémoire Vivante où l'on trouve principalement des informations sur la vie de la Fondation et sur ses partenaires. En août 2001, la rédaction de Mémoire Vivante a entamé une série spécifique de numéros consacré à l'histoire des camps de concentration, avec la contribution des témoins, des amicales ou d'historiens spécialistes de cette période. Mémoire 2000 http://www.mémoire2000.asso.fr/cadreprincipal.htlm Mémoire 2000 s'est donné comme objectif de permettre aux jeunes qui atteignent l'âge adulte dans ce nouveau millénaire de mieux connaître pour mieux les combattre toutes les formes d'atteintes aux Droits de l'Homme. Quand la toile rencontre les étoiles... Son Président Bernard Jouanneau, et l'équipe qui l'entoure, avec le soutien constant de l'Académie de Paris, invitent chaque mois les élèves des Lycées et Collèges, accompagnés de leurs professeurs, à participer à des projections de films sur ces thèmes. Le premier festival de films de Mémoire 2000 date de sa première année d'existence: il s'agissait de la programmation et l'animation d'une série de films lors du Festival du Film de Paris. La particularité de ce festival, celle d'avoir un jury composé de jeunes du monde entier, correspondait bien aux objectifs de Mémoire 2000 de toucher un public jeune. C'était une opération ambitieuse pour une jeune association de bénévoles, opération réussie sur un plan matériel et moral. En 1997, la conjonction de l'année internationale contre le racisme et la visibilité croissante de l'extrême droite en France les poussaient à redoubler d'efforts. C'est ainsi qu'est né un Festival de Cinéma qui leur est propre, avec la co-opération de la Vidéothèque de Paris (Forum des Images). Plus de 5000 élèves auront ainsi chaque année assisté à ces séances suivies de débats, préparés par la documentation remise à chaque professeur, et animés par des historiens, journalistes, réalisateurs et témoins. En plus de son programme Cinéma et de son festival de films annuel, Mémoire 2000 organise des visites de lieux de mémoire pour les jeunes du secondaire en les emmenant au camp de Drancy ou au camp de concentration du Struthof. Souviens-toi http://www.souviens-toi.org/ Mémoire des déportés, de la déportation et des camps de concentration des déportés politiques, des prisons françaises aux camps de concentration. La collaboration, le procès des élus, des prisons au camp, Sachsenhausen, Kommandos du camp, la bibliothèque, l'aide-mémoire, l'annuaire...par l'auteur Gérard Pellois un hommage très en profondeur aux déportés politiques de la seconde guerre mondiale. CERCLE D'ETUDE de la DEPORTATION et de la SHOAH http://aphgcaen.free.fr/cercle.htm En 1994, retour du premier voyage d'étude de trois jours organisé par l'Amicale des Déportés d'Auschwitz et des camps de Haute Silésie à Auschwitz, Maïdanek et Varsovie, des professeurs d'Histoire, ressentent le besoin d'approfondir leurs connaissances et de réfléchir à la pédagogie de l'Histoire de la Déportation et de la Shoah. Ils décident, avec le soutien de l'Amicale des Déportés d'Auschwitz et de l'APHG, de créer une structure informelle, laïque et indépendante : le Cercle d'étude de la Déportation et de la Shoah L'association a été créée pour : - Développer l'enseignement de l'Histoire de la déportation et de la Shoah dans sa dimension universelle - Assurer le relais entre les anciens déportés et les jeunes générations - Permettre l'approfondissement des connaissances garanties par la communauté internationale des chercheurs - Contribuer par l'étude pluridisciplinaire entre chercheurs, historiens et enseignants, à créer les moyens appropriés pour transmettre aux jeunes la Mémoire et l'Histoire de la Déportation et de la Shoah - Inciter à la réflexion sur l'actualité de la défense des droits de l'Homme Site officiel du : Conservatoire Historique du Camp de Drancy http://www.camp-de-drancy.asso.fr Le Camp de Drancy, antichambre des camps d'extermination nazis symbolise au plus haut point la participation du gouvernement de Vichy à la finalité exterminatrice de la politique hitlérienne qui atteint un renversement complet des valeurs d'humanité.Ce que fut le Camp de Drancy est devenu aujourd'hui un grand ensemble d'habitations ordinaires. Restent à l'entrée de la cité, pour rappeler ce qui s'y passa, un monument érigé en 1976 par le Comité National du Mémorial du Camp de Drancy (sculpture de Shlomo Selinger, lui-même ancien déporté) et un " Wagon-témoin " aménagé en lieu d'exposition en 1988, relié au mémorial par des rails. Le Conservatoire Historique du Camp de Drancy reçoit, sur rendez-vous, des visites d'élèves accompagnés de leurs professeurs, des associations, des groupes, ainsi que toute personne désirant visiter les lieux. L'univers concentrationnaire, avec regard sur certains sites personnels de vétérants ayant libéré les camps, dans le cadre des émissions du site de France Culture.com : Recherche très bouleversante faite par Marianne Joly des services de documentation de Radio France dont je reproduis l'information ci-dessous : (Adresses Internet insérées à la fin de cette rubrique). FORGOTTEN CAMPS Ce site a été créé par Vincent Châtel, fils d'un survivant belge des camps de concentration, et Chuck Ferree, vétéran américain ayant vécu la libération des camps. Le dossier sur les camps s'intéresse à l'histoire des principaux camps d'extermination et de concentration, mais aussi à des camps auxiliaires, moins connus, en Autriche, Belgique, France, Allemagne, Hollande et Pologne. Le site détaille l'histoire de chacun d'entre eux. Une liste de tous ces camps est disponible, pays par pays, ainsi qu'un glossaire du langage des camps, une liste des entreprises qui ont collaboré avec les Nazis et profité de la force de travail des détenus, et la description de la journée-type d'un prisonnier dans les camps. En anglais. CAMP.ONLINE.FR "L'univers concentrationnaire dans le système nazi". Ce site a été réalisé pour l'édition 2000 du Concours national de la Résistance et de la Déportation, par Francette Boué, Elvina Montagner et Gilles Vanderpooten. Il fournit des informations synthétiques sur les origines et le fonctionnement des camps, une carte pour les localiser, une chronologie, un lexique et des références. En français. CENTRE RÉGIONAL RÉSISTANCE ET LIBERTÉ Cette association a été créée en 1997 à l'initiative du Conservatoire de la Résistance et de la Déportation des Deux-Sèvres et des Régions limitrophes. Elle explore la période 1933-1946 et a une vocation pédagogique et culturelle, notamment en direction des jeunes. Sur le site se trouve une liste qui recense de très nombreux camps de concentration et d'extermination, classés alphabétiquement. Des liens permettent d'obtenir des fiches sur les principaux camps (bref historique, nombre de détenus, de décès, activités économiques…). En français. LA LIBÉRATION DES CAMPS SUR LE SITE DU CNDP Le Centre National de Documentation Pédagogique propose un dossier sur la libération des camps de concentration qui accompagne la parution d'un numéro de la revue pour jeunes lecteurs Je Lis des Histoires Vraies, éditée par Fleurus Presse en partenariat avec la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Il contient notamment des fiches pédagogiques destinées aux enseignants et le témoignage, à lire ou à écouter, de Charles Palant, déporté qui a vécu la libération du camp de Buchenwald. Il évoque aussi l'après-libération, son retour en France et dans sa famille. MÉMOIRE JUIVE ET ÉDUCATION (site déja signalé plus haut, mais ici on peut voir des pages entières de journeaux de l'époque avec d'effroyables photos) Le créateur de ce site en français, Dominique Natanson, est professeur d'histoire, petit-fils et neveu de Juifs assassinés à Auschwitz en 1942. Sur la page consacrée à la libération des camps, on trouve une carte de la libération des camps et des documents d'époque (Unes et articles de journaux, photographies, affiches). Serge Smulevic, résistant rescapé des camps, raconte la libération du camp de Dachau et son retour en France. Le retour des déportés est aussi évoqué à travers les témoignages de Charlotte Delbo, rescapée d'Auschwitz et de Marguerite Duras, qui parle du retour de son mari, Robert Anthelme. Un lien permet d'accéder à une page dédiée à la libération du camp d'Auschwitz par l'Armée Rouge le 27 janvier 1945. On peut y lire un long extrait de Si C'est un Homme, dans lequel Primo Levi évoque les derniers jours du camp, le témoignage du général russe Petrenko, arrivé à Auschwitz le 29 janvier, et celui d'une ancienne détenue, Macha Speter-Ravine. FONDATION POUR LA MÉMOIRE DE LA DÉPORTATION (déja signalé plus haut) La Fondation, créée en 1990, a pour but de pérenniser la mémoire de la Déportation et de l'internement au-delà de la génération des témoins et de faire connaître les valeurs qui en sont issues. Le site s'efforce de contribuer par des moyens d'informations(Banque de données multimédia, Témoignages, archives orales, dossier thématiques...) à empêcher le retour dans le monde de situations aussi inhumaines qu'ont connus les Déportés et internés. Commentaires : En allant sur la page consacrée au Concours national 2004-2005 de la Résistance et de la Déportation, ouvert aux lycéens et collégiens des classes de 3e, qui a pour thème : "1945 : libération des camps et découverte de l’univers concentrationnaire", on trouvera une brochure pédagogique (numéro spécial de la revue de la FMD, Mémoire Vivante). Un chapitre est consacré à la découverte des camps en 1945, vue par les soldats alliés, par la presse française et par les images. THÈSE DE DENIS PESCHANSKI Sur le site du Centre d'Histoire sociale du XXe siècle de l'université Paris I-Panthéon-Sorbonne on peut trouver le texte intégralement en ligne de la thèse soutenue par l'historien sur le thème : "La France des camps (1938-1946)". La 7e et dernière partie est consacrée à la libération des camps français et à l'épuration qui l'a suivie. ENCYCLOPÉDIE DE L'HOLOCAUSTE Sur le site du USHMM (US Holocaust Memorial Museum), ce dossier sur la libération des camps de concentration aborde plus particulièrement les cas de Majdanek, Auschwitz, Buchenwald, Dora-Mittelbau, Mauthausen et Bergen-Belsen. Pour chacun de ces camps, une page retrace l'histoire du camp, de sa libération et donne une évaluation chiffrée du nombre de victimes. Chacune de ces pages contient des liens vers des témoignages de rescapés, des photographies d'époque et des extraits des films réalisés par les libérateurs. Lien vers des pages sur les armées américaines de libération, sur les photographes de guerre et sur une exposition en ligne Focus on Liberation, qui replace la libération des camps dans le contexte plus large de la libération de l'Europe. En anglais. Une partie du dossier est traduite en français, accessible en cliquant ICI. L'ALLEMAGNE NAZIE ET LA SECONDE GUERRE MONDIALE Le site du USHMM (US Holocaust Memorial Museum) offre un mini-site pédagogique sur l'Allemagne nazie et la Seconde Guerre Mondiale qui s'adresse aux étudiants et aux enseignants. Sur la page qui traite de la libération des camps se trouvent, outre une synthèse, des liens vers des dates-clés, des témoignages de survivants et un glossaire. En anglais. A visiter aussi, les pages sur les marches de la mort et sur le retour des survivants des camps. En anglais.
THE HOLOCAUST CHRONICLE Ce site est la version en ligne du livre éponyme édité en 2000 par l'éditeur américain PIL (Publications International Ltd). Un chapitre est consacré à l'année 1945 et aborde la libération des camps par les armées américaine et britannique. A voir absolument sur ce site, dans la rubrique "Special Features", les photographies du camp de Dachau, prises par Phil Drell, photographe officiel de l'armée américaine membre de la SPECOU (Special Motion Picture Coverage Unit). En anglais. A TEACHER'S GUIDE TO THE HOLOCAUST Sur le site du Florida Centre for Instructional Technology (College of Education, University of South-Florida), ce dossier a été réalisé par des étudiants de l'université de Floride du sud et est destiné aux enseignants. Dans la rubrique "Timeline", une synthèse et des liens vers des documents et ressources pédagogiques (carte, bibliographie). Dans la rubrique "People", des témoignages de libérateurs et de survivants, et enfin, dans le chapitre "Arts", des ressources sur l'art, la musique et la littérature dans les camps. En anglais. HOLOCAUST MEMORIAL CENTER Le HMC est situé aux Etats-Unis, dans le Michigan. Il a pour objectif de préserver la mémoire des victimes de l'Holocauste et des communautés juives d'Europe détruites par les Nazis. Depuis les années 80, le HMC a collecté des centaines de témoignages sur l'Holocauste : rescapés des camps, libérateurs, personnes évadées ou cachées…Sur le site, on peut lire des résumés de ces témoignages, dans la rubrique "Oral History". Le site propose aussi une chronologie du système concentrationnaire et une importante bibliographie multilingue sur les camps, dans la rubrique "About the Holocaust". En anglais. MUSEM OF TOLERANCE (SIMON WIESENTHAL CENTER) Le Centre Simon Wiesenthal est une organisation juive de défense des droits de l'homme qui préserve la mémoire de l'Holocauste. Emanation du Centre, le Musée de la Tolérance a une vocation pédagogique de lutte contre le racisme et les discriminations. Sur le site se trouvent une multitude de ressources concernant les camps nazis. Dans les pages du centre d'apprentissage multimédia, dans la rubrique "Antisemitism and the Final Solution", des synthèses, des photographies, des cartes sur le système concentrationnaire, avec de nombreux liens. Dans la rubrique "Teacher's Resources", un dossier intitulé "The courage to remember", qui contient un chapitre sur la fin des camps et le retour à la vie des rescapés. Dans la bibliothèque en ligne, on peut lire en intégralité la publication annuelle du Centre Simon Wiesenthal, qui présente des études sur l'Holocauste, et un ouvrage, Genocide : Critical Issues of the Holocaust, édité par le Centre en 1983 pour accompagner la sortie d'un documentaire sur ce sujet. En anglais. REMEMBER.ORG Ce site a été créé par une équipe de bénévoles américains réunis au sein de l'ABE (Alliance for a Better Earth) pour favoriser la pédagogie et la mémoire du génocide. Il rassemble textes, photographies, témoignages (notamment de rescapés et de libérateurs des camps), ouvrages en ligne sur les camps et le génocide. Une section pédagogique s'adresse spécifiquement aux étudiants et aux enseignants. En anglais. HOLOCAUST MEMORIAL DAY Depuis 2001, le 27 janvier est l'Holocaust memorial day en Grande Bretagne, en mémoire de toutes les communautés victimes de la barbarie nazie. Le thème de l'année 2005 est "Survivors, Liberation and Rebuilding Lives", présenté par un article de l'historien David Cesarani, de l'université de Londres. Sont aussi disponibles sur ce site des témoignages de survivants, une bibliographie qui aborde le thème de la libération des camps et des liens. En anglais.
ANTI-REV.ORG Le site de Michel Fingerhut regroupe divers textes intégraux et ressources Internet sur le génocide nazi et sur sa négation : articles, essais, poèmes, bibliographie et liens. Cette page contient des témoignages de rescapés des camps, et la série d'articles d'Annick Cojean parus dans Le Monde intitulée "Les Mémoires de la Shoah". En français. TÉMOIGNAGES DE VÉTÉRANS Sur le site du Collège Michel de Montaigne de Périgueux, un dossier sur le choc créé par la libération des camps réalisé par des élèves pour le Concours National de la Résistance et de la Déportation. De ce choc témoignent des vétérans : un russe et un ukrainien qui ont participé à la libération d'Auschwitz, deux américains qui ont vécu la libération de Dachau, et le photographe George Rodger, un des fondateurs de l'agence Magnum, qui a couvert la libération du camp de Bergen-Belsen pour le magazine Life. Une page est consacrée à la révélation par les journaux (clandestins pendant la guerre, puis officiels) de l'existence des camps de concentration. CONTRE L'OUBLI Sur ce site suisse, on peut lire (dans le chapitre "manuscrit") ou écouter (dans le chapitre "témoignage") le témoignage de Gérard Avran, rescapé des camps. Après avoir survécu à Drancy, Auschwitz, et Buchenwald, il sera libéré par les Américains le 6 mai 1945 dans le camp d'Ebensee. Ce témoignage recueilli par Yvan Frésard, journaliste à la Radio Suisse Romande, a reçu en 1998 le prix Claude Goretta. Egalement sur ce site, la possibilité de télécharger un extrait du film tourné par les Alliés lors de la libération des camps, qui été utilisées comme preuves lors du procès de Nuremberg (voir le chapitre "films et documentaires"). D'autres extraits sont disponibles, de "Shoah", de Claude Lanzmann, de "De Nuremberg à Nuremberg", de Frédéric Rossif et de "Génocide", un documentaire réalisé par le Centre Simon Wiesenthal. En français. CONFÉRENCE DE L'HISTORIEN FRANÇOIS COCHET En avril 2000, dans le cadre des célébrations du 55e anniversaire de la libération des camps, l'historien François Cochet a animé une conférence-débat sur le retour des déportés : "Silences, prise de parole et témoignage. Les historiens et la mémoire des déportés (1945-2000)". Il analyse les causes du silence des déportés à leur retour des camps de concentration, leur prise de parole des années plus tard et le rôle de l'historien dans la restitution de leur mémoire. C'est cette conférence que propose le site du CRDP de l'Académie de Reims. En français. PERSONAL STORIES Exposition virtuelle à visiter sur le site du USHMM (US Holocaust Memorial Museum), intitulée Personal stories. Témoignages de rescapés des marches de la mort et des camps, à lire où à regarder en vidéo dans le chapitre consacré à la libération. En anglais. VOICES FROM RAVENSBRÜCK Sur le site de l'université de Lund (Suède), un ensemble de témoignages regroupés sous le titre "Voices from Ravensbrück". Au printemps 1945, plus de 20 000 rescapés des camps sont accueillis en Suède dans un but humanitaire. Zygmunt Lakocinski, qui est alors professeur de polonais et d'histoire de l'art à l'université de Lund et Sture Bolin, futur professeur d'histoire sont à l'origine d'un projet visant à recueillir les témoignages d'anciennes détenues de Ravensbrück. Le site propose une sélection d'interviews traduites en anglais. LE SITE PERSONNEL DE JOHN MOONEY Sur ce site on peut lire en intégralité une brochure, The Seventy-First Came to Gunskirchen Lager. Publiée en 1945 par l'armée américaine, elle contient les témoignages de militaires américains de la 71e Division d'infanterie ayant libéré le camp de Gunskirchen, en Autriche, le 4 mai 1945. Les témoignages sont accompagnés de photographies. En anglais. LE SITE PERSONNEL DE RAYMOND KITCHELL Raymond Kitchell est un vétéran de la 89e Division d'infanterie américaine, à laquelle il rend hommage sur ce site. Cette division a libéré le camp d'Ohrdruf, en Allemagne, le 4 avril 1945. Sur ce site, on trouve les témoignages de deux libérateurs, dont celui d'Eric Leiserofef, un juif allemand né à Dresde en 1925, réfugié en 1941 aux Etats-Unis, et de retour en Allemagne en 1944 au sein de la 89e Division d'infanterie. D'autres témoignages sont disponibles dans le chapitre History and memories. A lire aussi, les témoignages de rescapés du camp d'Ohrdruf. En anglais. ASSOC. DES VÉTÉRANS DE LA 104E DIVISION D'INFANTERIE Le 11 avril 1945, la 104e Division d'infanterie américaine pénètre dans le camp de Mittelbau Dora, situé à Nordhausen en Allemagne. Sur cette page, des témoignages de vétérans ayant pris en charge les survivants du camp. En anglais. LE SITE PERSONNEL DE MARY GALIONE-NAHAS Ce site est un hommage à John Galione, vétéran de la 104e Division d'infanterie. C'est lui qui, le premier, a découvert le camp de Dora, au terme d'une marche épuisante et solitaire de plusieurs jours. Son témoignage sur ces journées du 4 au 11 avril 1945 est ici traduit en français. VÉTÉRANS DE LA 12E DIVISION BLINDÉE Fin avril 1945, la 12e Division blindée atteint Landsberg, près de Munich, et découvre le camp appelé Kaufering IV ou Hurlach. Sur ce site, on peut voir des photographies des camps, lire des témoignages de vétérans, ainsi que les récits de deux journalistes, Louis P. Lochner, de l'Associated Press et Eleanor Packard, correspondante de guerre pour la United Press. En anglais. VÉTÉRANS LIBÉRATEURS AMÉRICAINS Des témoignages de vétérans américains qui ont vécu la libération des camps de Buchenwald, Dachau, Mauthausen, Nordhausen et Ohrdruf. A lire aussi, la lettre de Dominique Zaccari, fille d'un vétéran français de la 2e DB qui a visité le camp de Dachau peu après sa libération. En anglais. LE MUSÉE D'AUSCHWITZ-BIRKENAU Cet ensemble de camps (Auschwitz I, Auschwitz II-Birkenau et Auschwitz III-Monowitz) situé en Pologne près de Katowice, a été libéré le 27 janvier 1945 par l'Armée Rouge. L'histoire du camp est détaillée sur ce site, avec un chapitre sur sa libération, enrichie de cartes et de photographies. Une base de données basée sur les registres de décès tenus par les gardiens du camp est interrogeable en ligne. On trouve aussi un historique du mémorial, et une présentation de ses publications. En anglais. LE MÉMORIAL DE BERGEN-BELSEN Ce camp, situé dans la région de Hanovre en Allemagne, a été libéré le 15 avril 1945 par les troupes britanniques. Sur le site, un historique du camp, ses plans successifs, et la présentation des activités du mémorial. La majeure partie du site est traduite en français LE MÉMORIAL DE BUCHENWALD Le camp de Buchenwald, situé près de Weimar, a été libéré par la IIIe armée américaine le 11 avril 1945. Le site propose un historique et un plan du camp, une bibliographie, une présentation des activités du mémorial et des liens. En français. LE MÉMORIAL DE DACHAU Ce camp des environs de Munich a été libéré le 29 avril 1945 par des troupes américaines. Sur le site, l'historique du camp comporte un chapitre sur sa libération. On trouve également une présentation des activités du mémorial. Le 1er mai 2005 sera célébré le 60ème anniversaire de la libération du camp, plusieurs centaines d'anciens prisonniers sont attendus. En anglais. LE MÉMORIAL DE DORA-MITTELBAU Situé près de la ville allemande Nordhausen, en Thuringe, ce camp a été libéré le 11 avril 1945 par l'armée américaine. Le site offre une visite et une carte du camp, une bibliographie, un historique comprenant un chapitre sur le mois d'avril 1945 et présente les activités du mémorial. En français. LE MÉMORIAL DE MAUTHAUSEN Ce camp autrichien a été libéré le 5 mai 1945 par la IIIème armée américaine. Sur la petite partie du site traduite en français, un bref historique du camp et deux vidéos intégrales : le témoignage en vidéo du résistant français Jean-Laurent Grey, ancien détenu de Mauthausen, interviewé en septembre 2002 et un documentaire, "Rückkehr unerwünscht" ("Retour non souhaité"), édité en 1986 par le ministère fédéral autrichien de l'Intérieur. La libération du camp y est racontée par un vétéran américain, dont le témoignage très émouvant est étayé par les images d'un film tourné lors de la libération du camp. La version française du site est accessible en cliquant en bas de l'écran. LE CAMP DE NATZWEILER-STRUTHOF Situé aux environs de Strasbourg, ce camp a été libéré en novembre 1944 par les troupes américaines. Cette synthèse fournit un historique détaillé du camp ainsi qu'une bibliographie. Elle a été réalisée par l'association belge Les Territoires de la Mémoire, créée en 1994 en réaction aux succès électoraux des partis d'extrême-droite en Belgique. En français. LE MÉMORIAL DE RAVENSBRÜCK Ce camp, situé à Fürstenberg dans le land de Brandebourg a été libéré le 30 avril 1945 par l'Armée Rouge. La version anglaise du site comporte un historique du camp et une présentation des activités du mémorial. A noter, sur la page consacrée aux expositions, un lien vers le très beau site réalisé par la plasticienne Pat Binder, "Voices of Ravensbrück", autour des 1200 poèmes écrits pendant leur captivité par les prisonnières du camp. LE MUSÉE MÉMORIAL DE SACHSENHAUSEN Ce camp était situé dans la ville allemande d'Oranienburg, dans le Brandebourg et a été libéré le 22 avril 1945 par des soldats russes et polonais de l'Armée Rouge. Le site est en quasi-totalité en allemand. Une page est traduite en anglais et propose un bref historique du camp.
Et leurs adresses internet : CONFÉRENCE DE L'HISTORIEN FRANÇOIS COCHET MÉMOIRE JUIVE ET ÉDUCATION http://perso.wanadoo.fr/d-d.natanson/liberation_camps.htm LE MÉMORIAL DE RAVENSBRÜCK http://www.ravensbrueck.de/mgr/english/home/index.htm Information et témoignages... A écouter sur le site France-Culture.com à réécouter et à conserver : Depuis le début janvier France-Culture a mis en ligne une série remarquable d'émissions diffusées à l'occasion des Commémorations dont voici ci-dessous le résumé (Textes France-Culture par souci de justesse à nouveau). (Pour les écouter, votre ordinateur doit être équipé de hauts-parleurs et d'une carte-son, on ne peut les télécharger, il faut enregister sur magnétophone si on souhaite les conserver) :
Appel à la mémoire - Les revenantes Dans le cadre de l'émission Radio libre diffusée samedi 8 janvier 2005 de 15h à 18h Par : Charlotte Delbo. Réalisation : Jean-Jacques Vierne. Charlotte Delbo, écrivain, secrétaire de Louis Jouvet de 1938 à 1941, est l'une des 49 rescapées sur les 230 femmes que comptait le convoi du 24 janvier 1943. En septembre 1941, à Buenos Aires, elle décide de quitter la troupe théâtrale de Louis Jouvet en tournée en Amérique Latine, pour rejoindre son mari Georges Dudach, membre du réseau Politzer. Avec lui elle résiste à l'oppression nazie. Ils sont arrêtés ensemble. Georges Dudach est fusillé le 23 mai 1942 à l'âge de 28 ans au Mont Valérien, et Charlotte Delbo partira de Romainville dans le seul convoi de femmes françaises résistantes déportées "politiques" envoyé à Auschwitz. - Rediffusion du 05/02/1995 - Spectres, mes compagnons Dans le cadre de l'émission Fiction diffusée samedi 8 janvier 2005 de 22h10 à 23h Par : Claude-Alice Peyrottes. Réalisation : Jean Jacques Vierne. Une lettre de Charlotte Delbo à Louis Jouvet, à travers des Fragments choisis par Claude-Alice Peyrottes et lus par Tania Torrens. - 1ère diffusion : 5 février 1995 - Les camps de la seconde guerre mondiale Dans le cadre de l'émission La nouvelle Fabrique diffusée du lundi 10 au vendredi 14 janvier 2005 de 10h à 11h Par : Emmanuel Laurentin. Réalisation : C. Robert, V. Lamendour, A. Franchini. Camps de concentration, camps de déportation, 60 ans après la découverte macabre des lieux de mort dans lesquels les nazis enfermèrent des millions d’individus. Cette série propose, pendant une semaine de s’interroger sur ce siècle des camps. D’Auschwitz, libéré le 27 janvier 1945, aux camps japonais établis en Indochine, en passant par d’autres camps qui ont bouleversé l’histoire du XXème siècle, l’émission s’intéresse à l’univers concentrationnaire et à la technique des camps. Les derniers jours de la déportation (1/2) Dans le cadre de l'émission A voix nue diffusée du lundi 10 au vendredi 14 janvier 2005 de 17h à 17h30 Par : Raphaël Enthoven et François Georges. Réalisation : Brigitte Bouvier. Entretien avec quelques revenants des camps de concentration, quelques voix pour tenter de comprendre ce que fut la déportation, malgré la réticence initiale : "personne ne pouvait comprendre d’où nous venions." Avec Élie-Jacques Picard ; Pierre-Serge Choumoff ; Rosine Crémieux ; Nicole Clarence ; Pierre Saint-Macary.
Les derniers jours de la déportation (2/2) Dans le cadre de l'émission A voix nue diffusée du lundi 17 au vendredi 21 janvier 2005 de 17h à 17h30 Par : Enthoven et François Georges. Réalisation : Brigitte Bouvier. Avec Benoît-Lucy ; Jacqueline Fleury ; Raphaël Esraïl ; Edouard Axelrad ; Ernest Vinurel. Entretiens avec David Rousset Dans le cadre de l'émission Mémorables diffusée du lundi 10 au vendredi 21 janvier 2005 de 20h30 à 21h Par : Emile Copfermann. Membre dès les années 30 de la SFIO, David Rousset rallie la Résistance durant la Deuxième guerre mondiale. Arrêté avec ses camarades en octobre 1943 et conduit à Fresne, il est déporté à Buchenwald en janvier 1944 jusqu’à la libération du camp en avril 1945. Auteur de plusieurs ouvrages sur la déportation et plus largement sur les régimes concentrationnaires, David Rousset entame dès 1947 une carrière de journaliste qui l’amènera à s’entretenir avec de grandes figures telles que Guevara et Nasser. Son engagement politique, depuis la naissance du Rassemblement Démocratique Révolutionnaire dont il est l’initiateur avec Jean-Paul Sartre jusqu’à sa candidature gaulliste à la députation de l’Isère en 1968, ainsi que sa grande connaissance des mécanismes de la guerre froide et de ses conséquences mondiales, font de lui un acteur et un témoin privilégié de la deuxième partie du XXème siècle. - Première diffusion : mai 1989 - Le retour des camps Dans le cadre de l'émission Surpris par la nuit diffusée lundi 10 janvier 2005 de 22h30 à minuit Par : Séverine Nikel. Réalisation : Anna Szmuc. Comment vivre après Auschwitz ? Henri Borlant est rentré à Paris en avril 1945. Il avait passé vingt-huit mois à Auschwitz et encore plusieurs mois dans des camps en Allemagne. Il venait de s’évader d’Ohrdruf, près de Buchenwald. Il rentrait seul. Déportés avec lui le 21 juillet 1942, son père, son frère, sa s½ur avaient disparu à Auschwitz. Il parlait les langues du camp – l’allemand, le yiddish, le russe, le polonais, mais il avait oublié l’orthographe du français. Il avait vu ce que personne n’avait vu et il avait survécu. Il était un adolescent. Il avait dix-sept ans. Henri Borlant est médecin, aujourd’hui à la retraite. Il est marié et père de quatre filles. Depuis 1992, il a témoigné régulièrement dans les lycées, les collèges, les prisons. Il a lui-même recueilli les témoignages d’anciens déportés et participé à la série documentaire « 14 récits d’Auschwitz ». Il est administrateur de la Fondation pour la Mémoire de la déportation. En direct du camp du Struthof Dans le cadre de l'émission Travaux Publics diffusée mercredi 12 janvier 2005 de 18h30 et 19h30 Par : Jean Lebrun. Réalisation : J-C. Francis. Emission en direct du camp du Struthof (mais pas en public), seul camp de concentration installé en territoire français bien que complètment dépendant du système concentrationnaire allemand. Avec Robert Steegmann, historien, professeur à l'Université de Strasbourg ; Robert Wahl, historien ; Valérie Dreschler, chargée de mission "Struthof" au ministère de la défense. Zoran Music, le survivant Dans le cadre de l'émission Peinture fraîche diffusée mercredi 12 janvier 2005 de 14h à 15h Par : Jean Daive. Réalisation : Clotilde Pivin. Zoran Music est un peintre qui fait la synthèse de l’art occidental et oriental. Il est né à Gorizia, en 1909, ville appartenant alors à l’empire austro-hongrois. Il est à Venise quand il est arrêté par la Gestapo, en 1944, et déporté à Dachau. Il parvient à dessiner la vie du camp, ses fours, ses scènes d’horreur. En 1970 commence le cycle qui le rendra célèbre : « Nous ne sommes pas les derniers » où Zoran Music sublime de façon géniale l’intolérable. Entretien avec l'historienne Annette Wieviorka Dans le cadre de l'émission Les Matins de France Culture diffusée vendredi 14 janvier 2005 de 7h à 9h Par : Nicolas Demorand. Réalisation : Anne Depelchin. Comment penser Auschwitz aujourd'hui ? La lecture de cette histoire a-t-elle changé en soixante ans ? Face aux déclarations révisionnistes, face aux fictions cinématographiques, comment organiser la transmission sans perdre le sentiment tragique et la pudeur que commande l'évènement ? Robert Antelme l'espèce humaine (1/2) Dans le cadre de l'émission Radio libre diffusée samedi 15 janvier 2005 de 15h à 17h Par : Anne-Brigitte Kern. Réalisation : François Bréhinier. Robert Antelme est mort dans la nuit du 25 au 26 octobre 1990. Voilà 57 ans, il écrivait un seul livre L'espèce humaine. Le livre fut peu lu et presque oublié ; Robert Antelme n'a pas cherché à se faire connaître. Il a seulement cultivé l'amitié et la conscience intègre et vive de son temps. Dans L'Espèce humaine, il dit au jour le jour ce qu'aucun de ceux qui ont subi l'épreuve de la déportation en camp de concentration n'ont pu dire. Il dit que devant les apparents triomphes de la cruauté humaine, des hommes réduits à l'état de déchets sont encore vivants et qu'ils ont l'irréductible conscience de leur existence. - rediffusion du 24/10/1992 - Robert Antelme l'espèce humaine (2/2) Dans le cadre de l'émission spéciale diffusée dimanche 16 janvier 2005 de 16h40 à 17h30 Par : Anne-Brigitte Kern. Réalisation : François Bréhinier. Deuxième partie Son nom d'Israël Dans le cadre de l'émission Atelier de création radiophonique diffusée dimanche 16 janvier 2005 de 22h45 à minuit Par : Michaël Sebban. Réalisation : Christine Diger. Questionner, illustrer, suivre les différentes variations de ce nom mystérieux : Israël. Politique, humain, biblique, mystique. Illustrer ce nom par des histoires, anecdotes, parcours, réflexions, aller-retours, hésitations. Aujourd'hui à Paris et en Israël. Juifs arabes, sionistes déçus, israéliens à Paris, Parisiens en partance ou en alternance. Entretien avec Claude Lanzmann Dans le cadre de l'émission Les Matins de France Culture diffusée lundi 24 janvier 2005 de 7h à 9h Par : Nicolas Demorand. Réalisation : Anne Depelchin. L'auteur de Shoah revient sur Auschwitz et sur son "impossible" représentation, s’interrogeant sur l’ampleur inédite des commémorations, alors que beaucoup confondent, dit-il, l’irreprésentable, l’indicible et l’ineffable. Nuit spéciale : la libération des camps (1/4) Dans le cadre de l'émission Les Nuits de France Culture diffusée lundi 10 janvier 2005 de 1h00 à 6h00 Par : Philippe Garbit. Réalisation : Différents réalisateurs.
RADIO LIBRE : Les cieux étaient nus et vides (rediffusion du 15/04/00) par Jean-Marc Turine... Nuit spéciale : la libération des camps (2/4) Dans le cadre de l'émission Les Nuits de France Culture diffusée mardi 11 janvier 2005 de 1h à 6h Par : Philiipe Garbit. Réalisation : des réalisateurs variés. Robert Antelme : L'espèce humaine par Anne Brigitte Kern. (Rediffusion 24/10/92) Robert Antelme est mort il y a tout juste deux ...
Nuit spéciale : la libération des camps (3/4) Dans le cadre de l'émission Les Nuits de France Culture diffusée mercredi 12 janvier 2005 de 1h à 6h Par : Philppe Garbit. Réalisation : des réalisateurs variés. NUIT ET BROUILLARD, enquête sur un film au-dessus de tout soupçon par André Heinrich... Nuit spéciale : la libération des camps (4/4) Dans le cadre de l'émission Les Nuits de France Culture diffusée jeudi 13 janvier 2005 de 1h à 6h Par : Philippe Garbit. Réalisation : des réalisateurs variés. Un opéra pour Terezin par Liliane Atlan. (Rediffusion du 08/08/92) |
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